☰ Menu

[Rap] Orelsan - La fête est finie (2017) [FLAC-16]

× Pensez à désactiver votre bloqueur de publicité si jamais vous ne voyez pas le lien de téléchargement !
Télécharger Télécharger le fichier .torrent    Télécharger anonymement
Info hash 2a9aa87db729584e8297accc1c209e8f455f91dc
Fichier .nfo Voir le fichier .nfo
Seeds 432
Leechers 5
Taille 344.37MB
Nombre de fichiers
19    Voir les fichiers
Uploader Hathelya
Date de publication 21/10/2017 12:00 (il y a 1 mois)

Description

Orelsan
La fête est finie


Orelsan prend le pouvoir

FLAC (16 bit)


17102112224817029315332618.jpg


Ws5lJ8Y.jpg
Orelsan, de son vrai nom Aurélien Cotentin, né le 1er août 1982 à Alençon, dans l'Orne, est un rappeur, acteur et réalisateur français. Il se fait connaître sur Internet grâce à sa chanson Saint-Valentin puis perce en 2008 avec la chanson Changement.

Son premier album, Perdu d'avance, est publié le 16 février 2009. En mars 2009, une polémique éclate autour de son titre Sale pute (un morceau ne figurant pas sur l'album et uniquement disponible sous forme de clip sur Internet) lorsque la secrétaire d'État Valérie Létard y dénonce une incitation à la violence envers les femmes, ce qui ralentit les ventes du disque. L'album sera néanmoins nommé au Prix Constantin de 2009. Son deuxième album Le Chant des sirènes est publié le 26 septembre 2011, et est certifié disque de platine. Lors de la 27e cérémonie des Victoires de la musique le 3 mars 2012, il reçoit la « Victoire du meilleur album de musiques urbaines de l'année » et la « Victoire de la révélation au public de l'année ».

Il publie, en duo avec son acolyte Gringe, au sein des Casseurs Flowters, un troisième album Orelsan et Gringe sont les Casseurs Flowters, le 18 novembre 2013. Fin 2015, il réalise un film retraçant l'histoire des Casseurs Flowters, avec Gringe. Comment c'est loin, sorti le 9 décembre 2015, s'accompagne d'un nouvel album des Casseurs Flowters qui est aussi la bande originale du film. À la rentrée 2015, il participe au programme court Bloqués, aux côtés de Gringe. Imaginé par Kyan Khojandi et Bruno Muschio, co-auteurs de la mini série Bref, la série est diffusée sur Canal+, et met en scène « deux mecs qui discutent assis sur un canapé, en attendant qu'il se passe quelque chose, ils ont décidé de ne rien faire ». Il exerce également une activité de doubleur dans l'anime One Punch Man et dans le long-métrage français Mutafukaz de Guillaume Renard.

Après une absence de presque un an et demi du monde de la musique, il revient avec le single Basique où il annonce la sortie de son nouvel album, La fête est finie, le 20 octobre 2017.


Genre : Rap, Hip Hop
Origine : France


17102112224917029315332619.jpg

17102112225017029315332620.jpg

line-up :
Matthieu Le Carpentier
Aurélien Cotentin

les invités : Maitre Gims, Dizzee Rascal, Nekfeu, Stromae, Ibeyi




bymlFg3.jpg

Critique de l'Album


Le rap est devenu la nouvelle chanson française. Et Orelsan en profite pour s'affirmer comme l'un de ses auteurs les plus doués.

Le nouvel album d’Orelsan est disponible en toute légalité depuis jeudi soir, quelques minutes après minuit. Un événement à écouter "sur toutes les plateformes de streaming", selon l’expression consacrée depuis qu’Internet est devenue la dernière vraie major de l’industrie. C’est d’ailleurs en pleine transformation des codes et des rythmes de consommation de la musique, que le rappeur est apparu dans nos playlists (et sur nos écrans) au milieu des années 2000. La fameuse époque où le mp3 enterrait la courte mais non moins brillante existence du MiniDisc et où les nerds du lycée devenaient enfin cool grâce à leur maîtrise insolente des balises HTML sur Myspace. Orelsan est certainement l’un des artistes français dont la carrière incarne le mieux l’urgence, l’ennui, l’ouverture d’esprit et les contradictions de cette génération qui a grandi en province, dans le flux, avec le rap comme principale B.O. Un genre qui s’est affirmé en dehors des médias traditionnels pour devenir, en l’espace de quelques années, la culture musicale la plus populaire du pays.

La traditionnelle remise en cause de la frontière entre fiction et réalité
Ce renversement de situation en version accélérée explique une partie de la crispation, du rejet et de l’indignation qui ont accompagné la carrière d’Orelsan dès la sortie de son premier album. Evidemment, il est impossible de nier le rôle de ses insultes répétées envers les femmes dans l’explosion de sa notoriété. C’était en 2009, et de nombreuses voix s’étaient alors élevées pour condamner la violence sexiste des propos tenus par le rappeur dans des clips plus anciens comme Saint Valentin ou Sale Pute. Avec, en transparence, la traditionnelle remise en cause de la frontière entre fiction et réalité dans le rap. Ou, encore pire, l’inquiétude (forcément moralisatrice) que le public concerné soit incapable d’en saisir les nuances.

On est en 2017. Et il semble totalement anachronique de devoir rejouer le vieux débat sur les arts majeurs et les arts mineurs en martelant que l’écriture rap constitue un récit aussi libre et intelligible que peuvent l’être le cinéma et la littérature. Mais au moment où la parole des femmes se libère dans le monde entier pour dénoncer les horreurs du harcèlement et des violences, qu’elles soient physiques, sexuelles ou psychologiques, il serait imprudent d’esquiver l’examen de conscience. Oui, il y a bien un problème de misogynie dans le rap et dans certaines de ses représentations. Mais comment imaginer que l’expression culturelle la plus populaire de l’époque soit imperméable aux fléaux qui infusent nos sociétés ? Le sujet est beaucoup trop important pour faire l’économie de la distinction entre ceux qui en font l’apologie et ceux qui les exposent. Il appartient aux rappeurs et aux rappeuses de décrire, choquer et dénoncer tout en responsabilisant leurs prises de paroles à mesure que leur écho s’intensifie. C’est ce qu’a fait - et continue de faire - Orelsan dans une carrière passionnante, trop souvent réduite à quelques phrases-choc terrifiantes. Surtout lorsqu'elles sont affichées sur Twitter hors contexte.

Depuis 2009, le rappeur a publié des disques (en solo ou avec son pote Gringe), écrit un film (Comment c’est loin), collaboré avec des artistes aussi différents que Benjamin Biolay, Maître Gims ou Izia, bloqué une minisérie pour Canal+, sorti une marque de fringues… Il revient donc cette semaine avec un troisième album solo, le premier en six ans, pour décrire à la perfection la mélancolie contagieuse d’un rappeur de 35 piges, pas encore décidé à vieillir. Pour annoncer son retour, Orelsan avait publié la vidéo de Basique. Un délire tourné en Ukraine sous la forme d'un plan-séquence jouissif. Tout le monde pensait qu’il s’agissait de l’intro, mais c’est en fait San qui ouvre le disque. Quatre minutes de confessions poignantes et quelques extraits marquants qui résonnent avec son parcours et certaines des critiques dont il continue de faire l’objet :

« Le monde est un PMU où n’importe qui donne son mauvais point de vue, où la télé passe des infos déjà vues pendant que la radio passe des sons qu’on écoute même plus […] Je regrette mes vieux démons, roi dans le mensonge esclave dans le vrai monde. […] Quand je disais c’est nous le futur j’parlais de maintenant, j’parlais de cet instant, le futur c’est maintenant.»

Ce troisième album n’est pas pour autant une lettre ouverte adressée à ses détracteurs. Il s’agit plutôt de la prise de pouvoir d’un enfant du rap, prêt à simplifier son écriture pour célébrer "la fin du début de sa carrière" et déborder de sa zone de confort. La fête est finie, une autre commence, plus globale, plus ambitieuse aussi. La liste d’invités embarque notamment la voix de Lisa du groupe Ibeyi, qui vient refermer l’album sur Notes pour trop tard : une sorte de Demain c’est loin adressé à la génération Z.

En réunissant pour la première fois Nekfeu et Orelsan, la tracklist assouvit le fantasme ultime des Youtubeurs rap qui préparent sûrement une première écoute pour le week-end. A la base, le morceau devait figurer sur Cyborg, l’album surprise publié par Nekfeu l’an dernier. Finalement, Dizzee Rascal ramène aussi son flow de 2003, histoire de rappeler à tout le monde que le grime n’a pas attendu la fin des années 2010 pour traverser le rap.

Fan de la première heure, Orelsan a profité d’une soirée à Los Angeles pour rencontrer le rappeur anglais qui a décidé de poser sur la prod de Zone dans l’instant. Le vrai morceau de rap du disque et sans doute le seul où Orelsan s’amuse à tester ses limites dans la discipline qui l’a vu naître.

Car l’ensemble du disque dépasse clairement cette ambition. Alors que Stromae chante La pluie sur l’un des featurings les plus attendus de la tracklist, sa présence est encore plus marquante sur Tout Va Bien où l’on remarque la signature tellement signifiante du chanteur/producteur belge. Les deux potes avaient déjà travaillé ensemble sur Racine Carrée pour enregistrer le morceau AVF en compagnie de Maître Gims. On retrouve d’ailleurs "le Noir le plus aimé du central massif" sur Christophe : le morceau le plus chelou de l’album. Gims, qui semblait avoir laissé tomber l’ironie et le second degré depuis l’époque Sexion d’assaut, en profite pour dresser un auto-portrait digne du Gorafi et faire semblant de ne pas comprendre "pourquoi autant de Blancs le kiffent". Alors qu'il donne le plus précieux des éléments de réponse cinq secondes plus tôt : "J'suis le pont entre Young Thug et Georges Moustaki".

De son côté Orelsan semble s’amuser d’être le premier rappeur français blanc à oser flirter avec l’afro-trap et le reggaeton. Evidemment, l’observation ne respecte pas la proportion non-négligeable des fondamentalistes qui considèrent Keen’ V comme un rappeur conscient. La force de La fête est finie réside dans cette forme d’humour désuet à la Philippe Katerine qui habite l’ensemble de l’album. Plutôt que d’essayer de reprendre des codes qu’il ne maîtrise pas en singeant les rappeurs de la nouvelle génération (et en blindant ses morceaux d’ad-libs à moitié drôles), Orelsan se réinvente en canalisant sa meilleure technique : moquer la vie à grands renforts de sarcasmes. Le geste prend d’ailleurs tout son sens lorsqu’il devient une Bonne meuf dans un dédoublement de la personnalité aussi périlleux qu'astucieux. Ou encore pendant le dîner de cons décrit dans Défaite de famille, où il raconte l’enfer d’être un rappeur isolé dans une famille qui ne comprend rien au hip-hop.

Avec le dernier volet de sa première trilogie, Orelsan en termine avec l’exercice rap au sens performatif du terme. Il en profite pour s’affirmer comme le narrateur mélancolique de cette histoire improbable qui raconte que cette "sous-culture" a fini par devenir la chanson française. Sauf que cette fois, il s’agit bien de la réalité.


une petite idée, alors Youtube est votre ami :




YEU1vqt.jpg

Format : FLAC (16 bit)
durée totale : 50 mn 12 s
présence pochette & livret : non

les titres de l'album :
1. San
2. La Fête Est Finie
3. Basique
4. Tout Va Bien
5. Défaite De Famille
6. La Lumière
7. Bonne Meuf
8. Quand Est-Ce Que ça S'Arrête
9. Christophe (Featuring, MC – Maitre Gims)
10. Zone (Featuring, MC – Dizzee Rascal, Nekfeu)
11. Dans Ma Ville, On Traîne
12. La Pluie (Featuring, MC – Stromae)
13. Paradis
14. Notes Pour Trop Tard (Featuring, MC – Ibeyi)



4Rl3pip.jpg

Hébergeur : seedbox

Nombre de fichiers : 14 (+cue + log + m3u)

Total du post : 344 Mo



les autres uploads du druide
en cliquant sur le bouton

OIcmKZU.jpg

Ajouter/Voir les commentaires
× Oups :( pour ajouter un commentaire , vous devez vous connecter ou vous inscrire si ce n'est pas déjà fait .
Merci pour le partage. Super qualité
Merci bien l'ami ! Super qualité et j'ai bien aimé la petite critique de l'album ! 
Merci pour le partage !!
merci pour le partage!
merci pour le partage!
merci de l'avoir ripé en lossless!
Merci grandement pour le partage ! :)
Je suis pas fan mais je vais le devenir, merci pour le partage
merci pour le partage
merci je prend
Un grand merci !!!
Merci pour le partage !!
Merci ! :)